L’auteur, Mathieu-Robert Sauvé, y reformule la pensée d’un monsieur Durand, professeur émérite à la Faculté de théologie et de sciences de la religion, lequel déclare :
Le fait de tenir les enfants à l’écart du darwinisme "n’est pas si grave que ça",
car ils auront bien l’occasion de le découvrir tôt ou tard.
Plus loin, on nous cite un M. Lessard, sans l’avoir présenté en aucune façon, qui parle de la grande liberté dont jouissent les enseignantEs dans les classes en traitant plus du XIXe siècle ou plus de la préhistoire, etc.
Les élèves de nos écoles seraient ainsi soumis aux caprices des enseignantEs ? Accorder un peu plus de temps à une période historique qu’à une autre ne se compare pas au fait de choisir d’enseigner des faussetés.
Si je disais, il n’est pas grave d’enseigner aux enfants à croire au Père Noël, car ils découvriront tôt ou tard qu’il n’existe pas, il me semble qu’on devrait me rabrouer. L’école existe justement pour nous apprendre que le Père Noël n’existe pas, sinon on se demande bien à quoi sert l’instruction.
La réflexion énoncée à propos du créationnisme équivaut à dire qu’il n’est pas grave d’enseigner que la terre est plate. Après tout, les enfants découvriront tôt ou tard qu’elle est ronde.
Sottise que tout cela ! L’école est là pour faire gagner du temps aux enfants, pour apprendre tout de suite la réalité plutôt que de vivre dans l’ignorance.
Lire des propos pareils de la part d’universitaires m’inquiète au plus haut point.