Pour l’Union des producteurs agricoles, un tel temps d’arrêt permettrait non seulement aux étudiants de terminer leur session, mais aussi d’entamer des discussions de fond avec tous les intervenants concernés. Soulignons en effet que l’accessibilité aux études supérieures est une grande préoccupation pour les producteurs agricoles québécois, les jeunes ruraux ayant fréquemment à s’éloigner de leur foyer s’ils souhaitent poursuivre leurs études au-delà du secondaire, faute de cégeps ou d’universités à proximité. Cette réalité, unique aux jeunes en régions éloignées, suppose déjà des dépenses additionnelles importantes (logement, nourriture, électricité, chauffage, assurances, etc.). La hausse des frais de scolarité, tel que présentée, vient accentuer cette réalité.
« Dans les faits, l’accessibilité aux études supérieures est déjà moindre pour un jeune de la campagne. Le moratoire d’un an permettrait de discuter d’accessibilité dans son ensemble et d’atteindre ainsi une véritable solution structurante pour le Québec », a déclaré le président général de l’Union des producteurs agricoles, M. Marcel Groleau.