Édition du 25 mars 2025

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Asie/Proche-Orient

Iran-Etats-Unis : Tigres de papiers et fausses victoires

L’accord signé entre l’Iran et les pays du P5+1 aux premières heures du 24 novembre a été accueillis positivement par la majorité des Iraniens pour plusieurs raisons évidentes :

Il est désormais bien moins probable qu’une attaque militaire contre les installations nucléaire ait lieu ;

Il y a l’espoir que la levée partielle des sanctions, y compris dans le cadre limité proposé par le P5+1, améliorera la difficile situation économique iranienne ;

Le fait que le Premier ministre israélien, les républicains et les démocrates bellicistes aux Etats-Unis, en Arabie saoudite, ainsi que les factions les droitières de la République islamique d’Iran, ne sont pas contents avec cet accord est également apprécié.

Néanmoins, avant que le mouvement contre la guerre ne crie victoire trop vite, il est nécessaire d’examiner les détails. Il s’agit d’un accord partiel, limité et beaucoup dépendra de la réalité ou non des progrès réels qui pourraient se faire au cours des six prochains mois.

Le message de félicitation du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, adressé à son équipe de négociateurs a été bien plus froid que celui reçu par l’équipe de l’ex-président Mahmoud Ahmadinejad, au retour des « non négociations » qui n’apportèrent comme résultat que plus de menaces de sanctions. A cette époque, le Guide suprême félicitait avec effusion son équipe pour la fermeté de ses positions.

Bien entendu, les temps ont changé et l’économie de l’Iran est en ruine, la population est fatiguée de faire les queues et la spirale des prix et le chômage massif font des ravages. Ainsi, en contraste avec le passé, les lettres échangées entre Khamenei et le président Hassan Rowhani ont été positives, mais contenues : « il faut remercier l’équipe négociatrice pour ce succès » (1). Ayant clairement fait savoir antérieurement que le droit de l’Iran à enrichir l’uranium n’était pas négociable, on peut donc déduire qu’il n’est pas content vis-à-vis du manque de clarté de l’accord sur cette question. Cela expliquerait son commentaire additionnel où il insiste sur le fait que « la résistance aux exigences excessives doit être l’un des critères pour les négociations nucléaires ».

En tous les cas, après trois semaines de négociations pour parvenir à cet accord en particulier, et ce qui semble être des mois de conversations secrètes entre les Etats-Unis et l’Iran (qui commencèrent en janvier 2013, à travers le sultan d’Oman et pendant la présidence de Ahmadinejad), les deux parties crient victoire.

Le Ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Téhéran à son retour de Genève, a déclaré qu’aucune installation nucléaire ne sera fermée, que le programme nucléaire pacifique de l’Iran est toujours en route et que le monde a reconnu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium, tant qu’il respecte le Traité de Non Prolifération et permette des inspections. Ce n’est pas exactement ce que John Kerry a expliqué aux Etats-Unis et, indirectement, à l’opinion publique israélienne ; le P5+1 n’a pas reconnu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium, ceci pouvant se produire à la fin des négociations en cours mais en dépendant de nombreux facteurs. Les titres de la majorité des agences d’information internationales semblaient refléter l’opinion de Kerry, dans le sens où l’Iran se serait engagé à freiner son activité nucléaire.

Le texte de l’accord éclaire les choses :

L’Iran cessera d’enrichir l’uranium au dessus d’un taux de 5% de pureté ;
Elle « neutralisera » ses dépôts d’uranium enrichi à 20%, soit en l’ « appauvrissant » à moins de 5% ou en l’oxydant et en le transformant de sorte qu’il ne puisse plus être encore enrichi ;

Elle s’abstiendra d’installer plus de centrifugeuses utilisée pour enrichir l’uranium.

Elle garantira que la moitié ou les trois quart des centrifugeuses installées dans les installations d’enrichissement de Natanz et Fordo soient inutilisées et qu’il n’y aura pas d’amélioration ultérieure des installations d’enrichissement.

L’Iran s’est engagé à ne pas augmenter ses réserve d’uranium à faible enrichissement (3,5%) et stoppera la construction de son réacteur d’eau lourde à Arak, mettant fin ainsi à ses tentatives d’y produire du plutonium
L’Iran permettra enfin aux inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique l’accès quotidien aux usines d’eau lourde d’Arak et Natanz, ainsi qu’à toutes les installations nucléaires et aux mines. En outre, elle fournira une information détaillée sur le réacteur d’Arak.

En résumé, il s’agit d’un changement total de la politique nucléaire iranienne de ces dix dernières années.

Cependant, même ces mesures drastiques n’ont pas été suffisantes aux yeux du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’accord d’ « erreur historique et non d’accord historique », et il a ajouté qu’« Israël n’est pas contraint par cet accord. Le gouvernement iranien veut la destruction d’Israël » et, par conséquent, « Israël a le droit de se défendre ». Le ministre des Affaires Stratégiques, Yuval Steinitz, a affirmé qu’Israël se refuse à participer aux célébrations « internationales » qui se basent sur la « duplicité de l’Iran » et l’ « auto-tromperie ».

En Iran, le journaliste droitier Kayhan (proche de l’ayatollah Khamenei) n’a pas non plus célébré les accords, mais pour des raisons distinctes. Son titre affirme que l’accord avait été rompu une heure après sa signature. Faisant référence à la conférence de presse de John Kerry peu après la fin des conversations, le journal le cite lorsqu’il niait que le P5+1 avait accepté le droit de l’Iran à enrichir l’uranium. On rappelle au lecteur que la « ligne rouge » du Guide suprême (le droit de l’Iran à enrichir l’uranium) avait été dépassée. Un point également souligné par Ahmadinejad.

Sanctions

Avant d’analyser ce que l’Iran obtiendra en échange de ce tournant dans son orientation, il vaut la peine de rappeler certains aspects des sanctions en vigueur. Les récentes révélations sur la sévérité des sanctions, dont certaines ont été faites durant les deux dernières semaines, confirment ce que nous avons répété à plusieurs reprises : par exemple, que l’affirmation selon laquelle les sanctions contre la République islamique étaient « limitées et précises » était complètement fausse.

Au cours des négociations à Genève, le Ministre des affaires étrangères Zarif, à Genève, a d’abord admit que les sanctions avaient eu peu d’effet sur le développement du programme nucléaire de l’Iran et que le pays était parvenu à produire 35.000 centrifugeuses au cours de cette dernière période. Nous savons aussi, grâce à une enquête de Reuters, que de nombreuses institutions iraniennes associées à de hauts responsables religieux, dont le Guide suprême, n’ont pas été affectées par les sanctions. (2).

Le dimanche 24 novembre, le président Barack Obama a pratiquement confirmé à la radio que l’authentique objectif des sanctions était le peuple iranien. Selon le président des Etats-Unis, « mon administration a collaboré avec le Congrès, les Nations Unies et les gouvernements du monde entier pour imposer des sanctions sans précédent au gouvernement iranien. Ces sanctions ont eu un impact substantiel sur l’économie iranienne et, avec l’élection d’un nouveau président en Iran au début de cette année, une opportunité est apparue » (3). En d’autres mots, le peuple iranien était l’objectif afin qu’il vote en faveur d’une approche différente sur la question nucléaire. C’est là toute une confession. Autrement dit, en dépit de tous les démentis, les sanctions avaient pour objet le changement de régime, bien que dans le cadre du système actuel.

Cette déclaration a non seulement des implications pour le peuple iranien mais aussi pour l’ensemble du tiers monde. Je ne soutien pas le programme nucléaire de l’Iran (militaire ou de tout autre type). Néanmoins, il ne fait aucun doute que quand les Iraniens sont interrogés par Gallup et d’autres agences, 85% disent qu’ils soutiennent ce programme. Mais, bien entendu, ce soutien est principalement motivé par une opposition à l’intervention étrangère. Le peuple iranien ne peut pas débattre librement entre partisans et opposants à la technologie nucléaire dans les circonstances actuelles, alors qu’il y a une telle pression impérialiste externe et une dictature théocratique qui utilise la menace de la guerre et les sanctions pour prolonger son existence. En conséquence, il est inévitable que de larges secteurs de la population soutiennent le programme nucléaire.

Si on les avait informés des dangers qu’implique la construction de centrales nucléaires dans un pays propice aux tremblements de terre, sur les risques écologiques sérieux posés par les déchets nucléaires, qui constitue toujours un problème épineux dans les pays capitalistes les plus avancés, et en toute connaissance des risques élevés de contamination pendant des décennies en cas d’accident nucléaire, les Iraniens exprimeraient plus de doutes. Peu d’Iraniens sont conscients des rapports sur les effets à long terme des accidents comme celui de Windscale en 1957, et ils ne savent pas que cet accident en particulier à provoqué, jusqu’aujourd’hui encore, des niveaux sans précédent de leucémie aux alentours à des kilomètres de distance du site. Ils n’ont pas vu le rapport de Greenpeace sur les effets dévastateur de l’accident nucléaire au Japon en mars 2011. Selon Greenpeace, « Les vies de centaines de milliers de personnes sont toujours affectées par le désastre nucléaire de Fukushima, et particulièrement les 160.000 personnes qui ont du quitter leurs foyers à cause de la contamination radioactive et qui vivent encore aujourd’hui sans une indemnisation juste et rapide » (4).

Aucune victoire

Depuis l’accord, nous avons pu entendre en permanence les nationalistes iraniens, dont certains se disent de gauche, le comparer avec la nationalisation du pétrole iranien dans les années 50. Abbas Edalat, de la Campagne contre l’intervention militaire et les sanctions, a abordé ce point au cours d’une émission d’analyse de la chaîne télévisée « Islam », à laquelle nous étions aussi invités. D’autres, comme l’écrivain Ali Alizadeh, ont fait l’éloge du succès diplomatique du président Rowhani. Permettez-mois d’éclaircir certains points.

1.Réduire l’enrichissement d’uranium de 20 à 5% et oxyder tous les stocks existants est un changement de politique. Ce n’est pas une grande victoire nationale et aucune interprétation ne peut changer ce fait. Avec 10 années de sanctions, le peuple iranien a payé un prix très élevé pour revenir aux niveaux d’enrichissement de 3,5 à 5%. A quoi cela a-t-il servi ?

2.L’industrie nucléaire a démontré être très coûteuse pour le peuple iranien. Les sanctions qui en ont résulté ont détruit des milliers de postes de travail, ruiné l’économie et provoqué une inflation élevée et de nombreux iraniens ne sont plus payés pour leur travail tous les mois. Des milliers de personnes ont perdu des proches à cause des pénuries en médicaments et équipements chirurgicaux.

3.Le pétrole est et constitue toujours l’une des principales exportation de l’Iran et sa nationalisation ne doit pas être comparée avec le « droit » au développement nucléaire.

La République islamique développe un programme nucléaire qui a commencé à l’époque du Shah pour deux raisons ; afin de maintenir son rang de puissance régionale (avec une politique étrangère qui n’est pas très différente de celle du régime antérieur) et parce qu’il s’agit d’un gouvernement qui compte constamment sur une crise afin de pouvoir survivre. La majeure partie de ces souhaits ont été satisfaits avec l’accord parce que le prix que l’économie nationale était en train de payer était trop élevé et que les gouvernants islamiques se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient plus continuer à gouverner comme avant.

Les commentaires de Hassan Rowhani, le 26 novembre, laissent peu de doutes à ce sujet. Dans une émission de portée nationale (sous la forme d’une interview avec trois journalistes serviles), le président iranien a été sincère quant aux raisons pour lesquelles il n’y avait pas d’autre issue que d’accepter les conditions établies dans l’accord actuel. Il a admit que, contrairement aux démentis officiels antérieurs, le taux d’inflation a été de 30 à 40% ces dernières années. En une seule année, le taux d’inflation de 40% a coïncidé avec une chute de 9% de la production. Un scénario économique désastreux. Par rapport aux effets des sanctions sur l’économie, il a tourné en ridicule les affirmations du président antérieur selon lequel il s’agissait de « sanctions de papier » et a ajouté que la dette extérieure de l’Iran avait atteint des niveaux record, que la dépendance de l’Iran vis-à-vis des capitaux étrangers avait augmentée au cours de cette période et que les caisses de l’Etat étaient vides quand ses ministres ont assumé leurs fonctions en août dernier (5).

Ainsi, Rowhani n’est pas Mossadegh et Javad Zarif n’est pas non plus le héros du moment. Ce qu’ils font, c’est une tentative désespérée de s’éloigner de l’abîme économique, en partie provoqué par leur prédécesseur, le président du même parti que Rowhani et Zarif, le parti de la République Islamique, bien qu’il appartienne à une fraction différente. La priorité de Rowhani est d’améliorer les relations avec l’Occident dans le but de soutenir l’exploitation de la classe ouvrière par les capitalistes iraniens. C’est pour cela que sa priorité à New York était de se réunir avec les représentants du Fonds Monétaire International (même si cela impliquait de rater un déjeuner avec Obama). C’est pour cela qu’il ne dit rien sur la dure répression qui persiste. Cela ne peut avoir qu’une interprétation ; qu’il est d’accord et complice avec elle. Sans aucun doute, la répression a comme but de faire une démonstration de force interne : personne ne doit se faire d’illusions sur le fait que la détente internationale aurait sa contrepartie en termes de politique intérieure.

Ceux qui affirment qu’il s’agit d’une victoire nationale ont le devoir d’expliquer les mérites de l’aventure nucléaire du régime aux Iraniens. Comme John Kerry et Obama continuent à le répéter à leurs amis israéliens, 95% des sanctions seront maintenues. Bien entendu, il y aura un peu de soulagement de la situation à court terme, et la monnaie iranienne à un peu récupéré ces derniers jours. Néanmoins, tant que les sanctions bancaires seront toujours en vigueur, l’économie sera dans un mauvais état. Les sanctions pétrolières et l’absence d’assurance des bateaux tankers qui transportent le pétrole à partir des ports iraniens ont créé un grand trou dans les finances du pays. Ajoutez à cela les scandales de corruption sans précédent pour des montants de plusieurs millions de dollars, qui démontrent comment les ayatollahs et les fonctionnaires gouvernementaux de haut rang (et de toutes les fractions du régime) sont en train d’accumuler une fortune astronomique, et sans même mentionner les fort chères interventions aventuristes en Syrie, au Liban et en Afrique. On ne peut donc pas s’étonner que le peuple iranien ne puisse plus tolérer cette situation.

Les apologistes

Tout cela étant dit, bien qu’une quelconque réduction des sanctions permette de donner un peu d’oxygène, la situation se détériorera une fois de plus si l’accord échoue. Son avenir dépendra en grande mesure d’une série de facteurs. Les républicains, principalement, mais aussi les représentants démocrates au Congrès des Etats-Unis, trouveront la manière de mettre en péril l’accord, tandis qu’Israël fera tout son possible pour provoquer une réaction de l’Iran, afin d’augmenter la tension dans la région et démontrer « l’erreur » qui a été faite.

Bien entendu, l’accord démontre aussi la stupidité des apologistes du sionisme. Israël constitue toujours la principale source de conflit et d’instabilité dans la région. Son existence joue sans aucun doute un rôle important dans la survie des Etats arabes réactionnaires, ainsi que dans la survie de la République Islamique d’Iran. Si l’ennemi de notre ennemi (le fondamentalisme islamique) n’est pas notre ami, l’ami de notre ennemi (Israël) ne peut non plus être considéré comme un allié de la classe ouvrière. Ces dernières années, les apologistes du sionisme ont défendu sur un ton à peine plus adouci que Tel Aviv le fait que les dirigeants de l’Iran seraient les « nouveaux nazis ».

D’autres ont été plus loin encore en comparant les négociations avec la politique d’apaisement vis-à-vis d’Hitler en 1938. L’accord du 24 novembre démontre à quel point ils étaient tous dans l’erreur. Un Etat rentier du tiers monde, la République Islamique d’Iran, a été mis à genoux par les Etats-Unis, avec le soutien du P5+1 : il est évident que ce n’est pas l’ « Hitler de notre époque », mais bien un tigre de papier. Je n’hésite pas une seconde à défendre le fait que de telles forces – les apologistes sociaux-impérialistes pro-Israël – ne doivent absolument jouer aucun rôle dans l’avenir de la gauche radicale au Moyen Orient ou dans n’importe quelle autre région.

Nous devons assumer nos tâches, sans cesser de faire campagne afin de mettre un terme aux menaces de guerre et au reste des sanctions. L’objectif conscient de l’Occident, à travers la stratégie des sanctions, est d’appauvrir et de mener au désespoir les Iraniens afin de faciliter un changement de régime à partir d’en haut.

Nous avons donc été témoins d’un succès partiel mais important pour l’impérialisme. Cette nouvelle situation fluide pose de nouvelles tâches pour le mouvement contre la guerre et de solidarité avec le peuple iranien. C’est une situation qui est à la fois pleine de périls et de possibilités pour la classe ouvrière et ses alliés. Nous devons donner priorité au soutien aux prisonniers politiques et aux militants syndicaux en Iran. Nous devons construire une authentique solidarité avec la classe ouvrière iranienne.

Yassamine Mather est une militante marxiste iranienne exilée au Royaume Uni, professeure à l’Université de Glasgow et dirigeante de la campagne « Hands Off the People of Iran / Bas les pattes du peuple d’Iran » (HOPI).

Source :

http://www.cpgb.org.uk/home/weekly-worker/988/iran-us-paper-tigers-and-false-victories
Traduction française pour Avanti4.be : G. Cluseret.

Notes :

1. Kayhan 24 novembre 2013.
2. www.reuters.com/investigates/iran
3. http://news.yahoo.com/obama-nuclear-deal-blocks-irans-path-bomb-062210177.html
4. www.greenpeace.org/international/en/cam­paigns/nuclear/safety/accidents/Fukushima-nuclear-disaster
5. www.bbc.co.uk/persian/iran/2013/11/131126_iran_rouhani_first_100_days_tv_report.shtml

Yassamine Mather

Yassamine Mather, militante de longue date contre le régime théocratique d’Iran, est corédactrice de la revue Critique initiée par le marxiste-révolutionnaire d’origine sud-africaine Hillel Ticktin et publiée par Taylor and Francis. Elle est spécialisée dans le domaine de l’informatique (computing) et travaille à ce propos dans le cadre d’Antony College ; elle est associée aux travaux du Middle East Center de l’Université d’Oxford.

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