Elles provoquent l’escalade militariste par le réarmement, comme ici au Canada, ou par les pays privilégiés qui ont des intérêts à défendre dans le contexte de la mondialisation néolibérale. Beaucoup de leaders du Tiers-Monde sont ainsi démonisés pour justifier des agressions armées voulant imposer un type de démocratie libérale souvent présentée comme le summum des formes de gouvernement en support à une gestion néolibérale assurant le maintien, maintenant fragilisé, de l’hégémonie occidentale ou étasunienne.
Le gouvernement Harper nous met devant un état de fait : des bases militaires canadiennes à l’étranger participeront désormais à consolider cette nouvelle forme de rapports Nord-Sud. De quoi isoler le Canada à travers le monde et le condamner à suivre la parade de la réaction dans le contexte des affirmations nationales à l’échelle de la planète ou même, sur son propre territoire, comme celui qu’occupe un Québec non encore souverain.
Il nous faudra donc rapidement réagir à cette conjoncture en accélérant l’histoire du processus de notre émancipation nationale de l’intérieur des différentes institutions politiques ou sociales dont le Québec s’est doté sur la voie de sa libération. Cela rend urgente la démarche en faveur de notre propre indépendance pour ne pas tomber dans ce piège grossier du néocolonialisme militant des Conservateurs voué à un échec que les différentes luttes nationales du passé ont amplement démontré.