« Une telle surtaxe injustifiée serait un échec et détournerait l’attention du véritable problème de la surproduction de la Chine. C’est pourquoi nous continuerons à travailler avec le gouvernement canadien pour éviter cette situation et trouver des solutions », déclare le directeur national des Métallos, Ken Neumann.
L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) a été ratifié sans que soient exclues de ce traité d’éventuelles surtaxes sur l’acier et l’aluminium canadiens. Rappelons que l’administration américaine avait imposé en 2018 une surtaxe sur l’aluminium et l’acier canadiens sous le prétexte de la « sécurité nationale ». Ces tarifs ont été levés en mai 2019 après un intense lobby des Métallos.
« Pendant plus d’un an, notre syndicat s’est battu des deux côtés de la frontière pour s’opposer à ces faux tarifs. Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où l’on pourrait avoir à mener la même bataille », dénonce le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.
« Pratiquement tout le monde convient que rien ne justifierait une surtaxe sur l’aluminium canadien, y compris les syndicats et les principaux producteurs d’aluminium aux États-Unis », reprend Dominic Lemieux.
« Nos deux pays bénéficient d’un marché intégré de l’aluminium. Les producteurs canadiens d’aluminium s’engagent dans des pratiques commerciales tout à fait loyales et ne représentent aucune menace pour la sécurité nationale des États-Unis. Le problème est ailleurs », fait-il valoir.
Selon l’Association de l’aluminium des États-Unis (qui représente de grands producteurs comme Alcoa et Rio Tinto et de nombreux fabricants de produits en aluminium), le véritable problème de cette industrie est attribuable à la surcapacité de production d’aluminium chinois, illégalement subventionné.
« Les économies du Canada et des États-Unis ont été malmenées par un virus incontrôlable et ses répercussions sur la production et l’emploi. Nous continuons d’insister pour que nos deux pays travaillent de concert et fassent en sorte que nos politiques favorisent une croissance durable et des débouchés réciproques, au fur et à mesure que nos économies se redressent », affirme le président international du Syndicat des Métallos, Thomas M. Conway.
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