« Je soutiens pleinement la Chef Theresa Spence, de même que tous les dirigeants des Premières Nations. Elle nous assure que « des vies sont en danger ». Son appel est urgent et c’est un appel à agir pour tous les Canadiens et tous les gouvernements du Canada. Elle insiste sur le fait que les besoins des citoyens de sa nation sont criants et qu’il faut intervenir sans tarder. Je suis heureux que la Croix Rouge canadienne se soit engagée à aider. Le Canada est un pays généreux qui aide les gens dans le besoin partout dans le monde. J’espère et attends de sa part une même générosité pour des problèmes urgents qui émergent au sein de notre propre pays. Tous devraient être choqués et consternés comme je le suis et tous devraient répondre à cet appel à l’aide.
« Ce qui est tragique, de poursuivre le Chef national Atleo, c’est qu’Attawapiskat n’est pas une situation isolée. J’ai vu des situations déplorables et déchirantes comme celle-ci dans de nombreuses communautés éloignées du nord. C’est pour cette raison que les dirigeants des Premières Nations demandent au gouvernement fédéral et aux autres de travailler avec nous maintenant à apporter des changements qui amélioreront la situation. Ces actions transformatrices passeront par une planification à long terme et une modification de la relation financière, de manière à nous assurer une situation viable et stable à long terme. Ce sont les besoins humains les plus fondamentaux dont il s’agit ici. Nous devons nous rassembler, comme des familles qui se soutiennent les unes les autres, et trouver des solutions d’avenir. Par le respect, la gentillesse et, plus important encore, un engagement à faire les choses autrement, nous pouvons et devons désamorcer ces situations tragiques. »
« À Attawapiskat, les gens vivent actuellement dans des tentes et des abris temporaires sans eau courante ni électricité. Les températures hivernales baissent rapidement et les problèmes de santé et de sécurité progressent dangereusement. Ces conditions de vie dignes du tiers-monde ne devraient pas exister au Canada.
« Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de perdre une autre génération. Notre jeune relève autochtone est douée d’un potentiel extraordinaire. Nous devons lui fournir toutes les chances possibles de réaliser ce potentiel. »