Pourtant, après un passage en commission parlementaire en juin dernier et une correspondance transmise le 7 août suggérant une approche proactive, rien n’y fait. Le gouvernement du Québec continue d’agir comme si les Premières Nations et leurs dossiers allaient dans une case à part. « Les enjeux des Premières Nations doivent faire partie du débat public et elles méritent d’être entendues dans l’étude du projet de loi. Encore plus vrai s’il s’agit de questions économiques où les Premières Nations sont à des années-lumière du Québec. Pourtant, une bonne partie de la richesse est issue des territoires ancestraux de nos nations », a déclaré le Chef de l’APNQL, Ghislain Picard, en réaction au dépôt du projet de loi no 66.
« Nous sommes disposés à nous mettre en mode solution, mais on ne peut pas discuter avec des chaises vides. Ça prend quelqu’un qui est à l’écoute », ajoute Ghislain Picard précisant que le message en commission parlementaire en juin et la lettre d’août dernier pour parler de la relance économique pour les Premières Nations sont tombés dans le vide.
« Il est temps que les Premières Nations soient entendues. Il est temps que le gouvernement soit saisi de nos réalités encore plus précaires dans le contexte de la pandémie, » conclut le Chef de l’APNQL.
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