Attendu que le recours à une loi spéciale pour régler un conflit social dans le domaine de l’éducation marque un grave recul dans l’histoire du Québec ;
Attendu la décision du gouvernement de persister dans son recours à la répression plutôt qu’au dialogue avec les étudiants ;
Attendu que la relation pédagogique doit être placée à l’abri de toute pression judiciaire ou policière ;
Attendu que ce projet de loi spéciale a été élaboré sans consultation des professeurs qui devront assumer la responsabilité de rétablir un climat pédagogique favorable ;
Attendu que de facto l’application de cette loi est incompatible avec la mission universitaire ;
Le SGPUM exprime sa plus vive indignation face à cette loi spéciale et réclame que le gouvernement renonce à sa loi, qu’il ait recours à un moratoire et qu’il tienne des États généraux dans les plus brefs délais.
Résolution adoptée à l’unanimité par le Conseil syndical du SGPUM
16 mai 2012