Québec solidaire partage les craintes et interrogations des associations étudiantes face à la politique d’encadrement des frais afférents énoncée par la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne. « Cette politique incomplète, en plus de légitimer les frais afférents, ne règle absolument pas le problème du sous-financement dont le premier responsable est le gouvernement québécois" a déclaré Jonathan Vallée-Payette, porte-parole de Québec solidaire en éducation.
"Son application reste assez vague : on préconise la conclusion d’ententes entre les associations étudiantes et les directions, mais sans en préciser les balises. Ensuite, son application ne concerne par les cégeps, victimes eux aussi de l’explosion des frais afférents. Et puis, l’échelle de gradation de ces frais encouragera les universités en région, dont les frais afférents sont parmi les moins élevés, à les augmenter à leur niveau maximal, ce qui ne pourra que pénaliser les étudiants », rappelle Jonathan Vallée-Payette.
Québec solidaire rappelle à la ministre Courschesne que la seule équité possible n’est pas la modulation préconisée par sa politique, mais bel et bien un réinvestissement massif en éducation postsecondaire. "La seule politique d’encadrement des frais afférents valable aux yeux de Québec solidaire est celle qui les réduira jusqu’à leur élimination à terme" de conclure Jonathan Vallée-Payette.