Montréal, le 13 mai 2008. – La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le Comité de la condition des femmes de la CSQ appuient le projet de loi présenté aujourd’hui par la députée du Parti Québécois de Crémazie, Mme Lisette Lapointe, et demandent au gouvernement et à l’opposition officielle de l’appuyer en vue de son adoption. « Il était plus que temps qu’un tel projet de loi soit présenté puisqu’il répond à des demandes maintes fois répétées par de nombreux groupes préoccupés par la question de la pauvreté des enfants et des femmes », affirme Louise Chabot, 1re vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
« Nous considérons que plusieurs des lois actuellement en vigueur maintiennent les femmes et leurs enfants dans la pauvreté en ne leur permettant pas d’améliorer leur situation financière. En effet, chaque fois qu’une femme se voit accorder une pension alimentaire pour elle ou son enfant, l’aide sociale déduit directement cette pension des revenus de l’aide de dernier recours en ne lui laissant que 100 $. Le projet de loi présenté aujourd’hui est un pas dans la bonne direction et constitue un pas de plus vers une plus grande autonomie économique des femmes », conclut Chantal Locat, responsable du Comité de la condition des femmes de la CSQ.
La Centrale appuie depuis longtemps les groupes qui ont revendiqué une intervention de l’État à ce sujet, soit la Coalition pour l’arrêt du détournement des pensions alimentaires pour enfant, la Coordination du Québec pour la marche mondiale des femmes et le Collectif pour un Québec sans pauvreté.
Rappelons que ce projet de loi présenté aujourd’hui vise à exclure les pensions alimentaires reçues pour l’entretien d’un enfant du calcul des revenus prévu dans diverses lois encadrant l’attribution des prestations sociales, entre autres, la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles et la Loi sur l’aide financière aux études.