Telle est la réaction de Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à l’annonce de nouveaux projets d’apprentissage en milieu de travail et de projets pilotes de formation professionnelle à temps partiel.
« Nous ne sommes plus à l’heure des projets pilotes ! Nous revendiquons depuis plusieurs années de permettre la fréquentation à temps partiel en formation professionnelle. Nous réclamons également que le régime pédagogique soit modifié en ce sens et que le financement soit ajusté en conséquence », clame la présidente.
Pour la CSQ, les sommes annoncées sont totalement insuffisantes : « En comparaison, le budget de l’éducation s’élève à environ 10 milliards de dollars pour le primaire et le secondaire, et le gouvernement choisit d’investir seulement 2,5 millions de dollars dans la formation professionnelle à temps partiel. Ce sont des miettes ! L’annonce d’aujourd’hui est totalement insuffisante, surtout venant d’un gouvernement qui dit vouloir s’occuper de rareté de la main-d’œuvre ! »
La formation professionnelle à temps partiel doit être possible pour les jeunes et les adultes qui le souhaitent. Dans certains cas, cela peut être déterminant dans la décision d’effectuer un retour aux études ou pour concilier études-travail-famille. Le temps partiel est possible pour les études secondaires, collégiales et universitaires ; rien ne justifie qu’il ne le soit pas pour les études en formation professionnelle.
Enfin, la Centrale souligne qu’il est primordial que les projets d’apprentissage en milieu de travail ne se fassent pas au détriment de la qualité de la formation. Les enseignantes et les enseignants, experts des métiers et de la pédagogie, doivent être les acteurs principaux dans ces projets.
Pour consulter le mémoire de la CSQ déposé dans le cadre des journées de réflexion sur la formation professionnelle, cliquer ici.
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