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Politique québécoise

Centres de la petite enfance - La CSQ et la FIPEQ-CSQ poursuivent les négociations

Montréal le 27 février 2012. – Malgré l’entente de principe intervenue en fin de semaine dernière entre la CSN et le gouvernement, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et sa Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) entendent poursuivre les négociations concernant leurs membres œuvrant dans des centres de la petite enfance (CPE), les offres déposées jusqu’à présent s’avérant insuffisantes.

Enfants ayant des besoins particuliers

La présidente de la FIPEQ-CSQ, Mme Sylvie Tonnelier, soutient que son organisation syndicale, appuyée de la CSQ, n’a pas de raison pour mettre fin à la négociation en cours alors que certaines demandes, jugées importantes par les membres, demeurent encore sans réponse de la part du gouvernement.

« Dès le début de cette négociation, nous avons affirmé clairement, et ce, à plusieurs reprises, qu’il y avait nécessité pour nous de rehausser le financement pour assurer des services de qualité aux enfants ayant des besoins particuliers. Plus nous intervenons tôt auprès de ces enfants et meilleures sont les chances d’assurer leur réussite scolaire future. Cette demande est trop importante pour que nous y renoncions », prévient Mme Tonnelier.

Autre désaccord majeur

Un autre désaccord majeur dans la négociation en cours est la volonté du ministère de la Famille de regrouper les congés de maladie avec les congés pour responsabilités familiales dans une même banque.

« Cette orientation est inacceptable parce que les travailleuses qui ont des enfants vont se trouver dans une situation où elles devront choisir entre se prévaloir de leurs congés de maladie pour leurs propres besoins ou les garder pour se prévaloir de leurs responsabilités familiales. Cette proposition du gouvernement représente un net recul social alors qu’on tente de transférer sur les épaules des travailleuses tout le poids de la responsabilité familiale », dénonce la présidente de la FIPEQ-CSQ.

Des intérêts importants qui demeurent en suspens

Madame Tonnelier précise que d’autres points restent à être éclaircis et la négociation est donc loin d’être terminée.

« Il y a des intérêts importants pour nos membres qui demeurent en suspens dans cette négociation et nous avons l’intention de prendre le temps nécessaire et de recourir aux moyens qui s’imposent pour les défendre et les faire valoir. Il n’est donc pas question de nous laisser bousculer pour hâter la négociation », met en garde Mme Sylvie Tonnelier.

Reprise des négociations jeudi 1er mars

La CSQ et la FIPEQ-CSQ doivent d’ailleurs reprendre les négociations à la table nationale dès le jeudi 1er mars.

Rappelons en terminant que la CSQ et la FIPEQ-CSQ sont les organisations syndicales les plus représentatives dans le secteur de la petite enfance au Québec.

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