Le rapport révèle ainsi que les investissements publics liés aux dépenses des
établissements d’enseignement supérieur par étudiant, tous services confondus, ont augmenté moins rapidement au Canada que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Malgré le fait que les besoins en matière d’effectifs professoraux, d’infrastructures de recherche et de services aux étudiants s’accroissent, il est pour le moins étonnant que la part publique investie par le gouvernement dans les universités soit la même aujourd’hui qu’elle était en 1995.
Bien qu’il ne permette pas d’effectuer une analyse distincte par province, le
rapport confirme que la part privée du budget des universités canadiennes a augmenté à un rythme plus soutenu que la part publique entre 2000 et 2010. En 2010, l’apport des frais de scolarité (19,5 %) et de l’entreprise privée (23,9 %) constituait 43,4 % du budget des universités canadiennes. À titre comparatif, le financement privé (ménages et entreprises) représentait 31,6 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Il était de 18,1 % en France, de 9,4 % en Suède et de 4,1 % en Finlande. La situation rapportée au Canada est navrante pour quiconque a à cœur la mission publique de l’université et conçoit l’éducation comme un bien commun.
En outre, il est curieux de constater qu’il manque dans ce rapport bon nombre de
données concernant la situation canadienne, alors que s’y trouvent celles de la
plupart des pays de l’OCDE. À cet égard, la FQPPU continue de revendiquer un accès à toute l’information qui se rapporte à l’enseignement supérieur, ceci afin de
permettre des décisions éclairées dans ce domaine.
Depuis 1991, la FQPPU est l’organisation qui représente la majorité des professeures et professeurs des universités francophones et anglophones du Québec.