Lors d’une assemblée générale cet après-midi, les 450 employé-es de soutien de l’Université Concordia ont entériné une nouvelle convention collective à 99,5 % des voix lors du scrutin, mettant fin ainsi à plus de cinq années de moyens de pression et de négociations difficiles.
Anfré Legault, président du syndicat du personnel de soutien de Concordia
Pour André Legault, le président du Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia (CSN), ce dénouement n’a été possible que grâce à la solidarité des membres et à leur détermination de gagner le respect de leur employeur. Leur lutte a été marquée par des manifestations nombreuses et trois jours de grève épisodiques.
« Nous avons lutté pour notre dignité et pour obtenir un traitement égal aux travailleurs de soutien des autres universités québécoises, a dit André Legault. Parfois cette lutte a été très difficile, mais nos membres peuvent être fiers du résultat. »
La nouvelle convention collective vient à échéance le 31 mai 2010. Elle comporte des augmentations salariales annuelles d’environ 4 % auxquelles il faut ajouter des ajustements d’équité salariale. Au total, les salaires augmenteront de 34 % durant l’application de la convention collective.
De plus, les primes de soir ont été améliorées et des primes de nuit et de fin de semaine ont été introduites.
La convention collective introduit aussi un programme généreux de retraite anticipée. Un employé qui prend sa retraite entre 55 et 60 ans, par exemple, aura droit à un montant égal à une année de salaire.
La négociatrice de la CSN, Athena Davis, a mentionné que les syndiqué-es ont réussi à conserver leur sécurité d’emploi. « Concordia voulait éliminer des grandes sections de leur convention collective qui garantissent la sécurité d’emploi, mais nous les avons améliorées, a noté Athena Davis. L’administration a voulu imposer des conditions de travail. Cependant, ils ont été forcés de reconnaître le syndicat et de négocier un règlement. »
Les négociations ont aussi mené à un règlement de 36 griefs et à la création de plus de 20 nouveaux postes.
« Nous sommes très satisfaits que nos membres aient une augmentation salariale substantielle, s’est réjoui André Legault. Nos membres sont les employés les moins rémunérés chez l’Université Concordia et ils ont bien mérité cette convention collective. »
Source : CSN - 15 février 2008