La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a donc annoncé aujourd’hui les orientations destinées à encadrer les frais institutionnels dans les universités.
L’écart des sommes exigées à titre de frais afférents varie considérablement d’une université à l’autre. Lors de la consultation menée l’automne dernier, la CSN avait demandé à la ministre d’uniformiser les frais institutionnels dans les universités.
La CSN constate que les orientations annoncées aujourd’hui viennent freiner l’augmentation démesurée des frais institutionnels en limitant les sommes que pourront imposer les universités pour les trois prochaines années, mais que la hausse des frais se poursuit. « Minimalement, les universités ne pourront augmenter les frais institutionnels selon leur bon vouloir, mais les disparités entre les établissements sont telles que cela ne viendra pas résoudre les iniquités qui se sont développées au cours des dernières années », indique Denise Boucher, vice-présidente de la CSN. Ce sont les étudiantes et les étudiants des universités dans les régions qui subiront les hausses les plus marquées, des frais moins élevés y étant en général exigés actuellement. Pour la CSN, toute augmentation des frais vient pénaliser les étudiantes et les étudiants et constitue un obstacle à l’accessibilité aux études supérieures.
En outre, la CSN rappelle que l’augmentation des frais afférents s’ajoute au dégel des droits de scolarité survenu en juin 2007, amenant les étudiantes et les étudiants à payer deux augmentations.
La CSN rappelle par ailleurs qu’au-delà de la question des frais afférents, c’est toute la question du sous-financement chronique des universités qui devrait être débattue.
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Source : CSN - 15 février 2008