« C’est indécent. Les travailleurs ne sont pas de vulgaires mouchoirs qu’on jette après usage, quand une autre ville brandit un nanane pour qu’ils déménagent les emplois. Nous faisons partie d’un grand syndicat nord-américain et nous allons nous assurer que leur réputation va les suivre aux États-Unis », a dénoncé le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Daniel Roy.
« Ici, ce n’est pas le Far West, il y a des lois à respecter ! Dès lundi, nous entreprendrons des démarches avec nos avocats pour s’assurer que les travailleurs reçoivent les sommes qui leur sont dues », a poursuivi Daniel Roy.
On apprenait dans le Nashville Business Journal que la compagnie a placé dès le 19 mai des annonces pour embaucher de nouveaux employés à son futur centre d’appel de Nashville. Au tout début de juin, elle a obtenu la confirmation de la ville de Nashville qu’elle recevrait une subvention de 500 $ par emploi rapatrié, jusqu’à concurrence de 920, ainsi qu’une subvention de démarrage de 1,2 million $US. Au total, c’est environ 1000 emplois qui ont été sabrés hier au pays.
« Ils partent sans dire un mot, en faisant un pied de nez aux travailleurs, en se moquant des lois en vigueur et en laissant entendre que les dernières paies et les jours de vacances ne seront pas payés. C’est inqualifiable. Espérons que les entreprises d’ici, dont Bell qui faisait affaire avec eux, ne leur octroieront plus de contrat », a fait valoir Daniel Roy, invitant par ailleurs le gouvernement du Québec et Investissement Québec à exiger le remboursement des subventions versées à la firme Expertel qui avait servi au démarrage d’un des trois centres d’appel, racheté par IQT.