« Malgré trois séances de conciliation, l’employeur refuse de bouger sur les questions salariales. Pourtant, c’est près de la moitié du personnel qui gagne aujourd’hui le salaire minimum, dont plusieurs des personnes préposées aux bénéficiaires. Pire, l’employeur a retranché les primes à l’ancienneté suite à l’augmentation de 0,25 $ du salaire minimum le 1er mai dernier. Autrement dit, une personne préposée aux bénéficiaires avec 15 ans d’expérience, qui avait une prime d’ancienneté de 0,25 $ par heure, se retrouve aujourd’hui à gagner le salaire minimum de 10,15 $ par heure, soit le même salaire qu’une personne qui vient d’être embauchée. Cette pratique de l’employeur mène à un appauvrissement de ces personnes », a constaté Raymond Phaneuf, conseiller au Syndicat québécois des employées et employés de services (FTQ).
« Payer si peu pour les personnes qui prennent soin quotidiennement de nos parents et grands-parents est indécent. Pourtant, ces travailleuses et ces travailleurs changent, nettoient et nourrissent les personnes âgées avec passion et empathie. Clairement, ils ne font pas ce job pour s’enrichir, mais parce qu’ils ont à cœur les personnes résidentes. Il me semble qu’un peu de dignité pour ces travailleuses et ces travailleurs passe par un salaire décent », a conclu Jean-Pierre Ouellet.