Édition du 25 mars 2025

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Syndicalisme

Le ministère du Travail conclut à la présence de briseurs de grève chez Renaud-Bray

QUÉBEC, le 18 févr. 2025 - Alors qu’un conflit de travail paralyse deux de ses magasins de Québec, Renaud-Bray a eu recours à au moins sept briseurs depuis qu’une ordonnance provisoire le lui en a formellement interdit l’usage, conclut un rapport d’enquête du ministère du Travail rendu jeudi dernier.

Parmi les briseurs de grève identifiés par les enquêtrices du ministère figure Mathieu Cardinal, vice-président aux opérations du groupe Renaud-Bray, dont le lieu de travail est normalement le siège social de l’entreprise… à Montréal.

« Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray se fait prendre à enfreindre la loi », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Mais de constater que de telles violations viennent de si haut au sein de l’entreprise dépasse l’entendement. Si la direction de Renaud-Bray souhaite à ce prix pouvoir servir sa clientèle, qu’elle s’entende avec ses employé-es et qu’elle les paye convenablement. »

Audience sur le fond lundi prochain

Le groupe Renaud-Bray était déjà visé par une ordonnance provisoire lui interdisant de faire appel à des briseurs de grève aux succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale. Rendu par le TAT le 6 décembre, ce jugement avait conclu à la présence d’au moins trois briseurs de grève, les 22 et 23 novembre, à la suite d’une plainte déposée par la CSN.

L’audience sur le fond de l’affaire aura lieu le 24 février prochain, devant le TAT.

« Ça fait plus d’un an qu’on négocie et tout ce que Renaud-Bray cherche à faire, c’est de contourner la loi et de nous maintenir dans le carcan du salaire minimum », déplore la porte-parole du syndicat, Isabelle Nadeau. « Ça fait 18 ans que je travaille chez Renaud-Bray et je gagne toujours 15 cents de plus que le salaire minimum. À un moment donné, on est tannés de se faire niaiser. »

Dans une autre décision, datée du 5 août dernier, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi.

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