Pas de compromis sur la sécurité pour la FIQ et la FIQP
Fortement engagées à l’égard de la santé et de la sécurité de ses membres, la FIQ et la FIQP ont décidé de saisir les tribunaux de cette question et de demander que l’ordonnance soit invalidée. « Depuis le début de la pandémie, on doit se battre pour avoir accès au matériel de protection dont les professionnelles en soins ont besoin. Le virus est encore méconnu, la transmission aérienne est probable : il est donc essentiel d’appliquer le principe de précaution optimale, et de protéger le personnel, surtout dans l’optique d’une 2e vague », affirme Linda Lapointe, vice-présidente de la FIQ.
« La santé publique a entretenu la confusion en changeant ses recommandations au gré des stocks d’équipements et en ne tenant pas nécessairement compte de la littérature scientifique. Cette ordonnance n’est pas basée sur les meilleures pratiques en prévention et doit être invalidée, parce qu’elle porte atteinte à l’intégrité, la santé et la sécurité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques ! Pourquoi compromettre ainsi leur sécurité et celle de la population ? », conclut Mme Lapointe.
Une ordonnance qui brime les droits des professionnelles en soins
Le quart des cas de COVID-19 au Québec touche les travailleuses de la santé : les membres de la FIQ et de la FIQP ont été et continuent d’être particulièrement exposées aux risques de contracter la COVID-19, avec toutes les conséquences néfastes qui peuvent en découler. La FIQ et la FIQP soutiennent que le directeur de la santé publique a outrepassé ses pouvoirs en émettant cette ordonnance, et que son contenu est une négation des droits des travailleuses.
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