« Ce qui intéresse encore, ce ne sont pas les cendres de Mai 68, mais ses braises, les résurgences des possibles vaincus et refoulés. Quarante années n’auront pas suffi à nous courber l’échine et à nous faire baisser la tête devant le fait accompli. »
- Daniel Bensaïd
Édition du 13 mai 2008 (Mises à jour quotidiennes. Mise à jour globale le mardi)
L’ADQ pique du nez malgré sa démagogie anti-immigrée
par
Bernard Rioux
Ce 12 mai, l’ADQ n’a pu aller chercher plus de 13,9% des votes dans Pointe-aux-Trembles lors des élections partielles, tombant même à 3,23% dans Hull. Ce recul ne fait que confirmer les sondages précédents. Dans le dernier sondage d’avril 2008, l’ADQ n’obtenait plus que 17% des intentions de vote contre 29% des votes au scrutin de 2007. Même chez les francophones, le parti de Mario Dumont ne récoltait plus que 19%. En moyenne, l’ADQ obtient à peine 9% des votes dans les élections partielles. Pour l’opposition officielle à l’Assemblée nationale c’est une véritable dégringolade.
Quand les fossoyeurs de l’Histoire s’emparent de la fête
par
Ugo Gilbert Tremblay
Dans les derniers jours, on a affreusement piétiné et souillé ce qui restait de l’Histoire du Québec. Une fois de plus, certains ont entrepris de fossoyer notre passé pour mieux pouvoir imposer leur vision tronquée de la réalité socio-historique canadienne. Ce n’est pas nouveau, la nation canadienne est une nation dominatrice. Dès lors, il ne faut pas s’étonner de la voir cracher sur les racines d’un peuple qu’elle a toujours précisément cherché à déraciner... Portrait d’une humiliation qui fait mal.
Quelles leçons tirer de la dernière loterie éolienne ?
par
Roméo Bouchard
Comme dans toute loterie, le dernier tirage de la loterie éolienne a fait quelques gagnants et beaucoup de perdants. Une fois retombée la poussière des déclarations triomphales du Gouvernement et d’Hydro-Québec, du silence des promoteurs en compétition, de la déception des agriculteurs et des maires qui n’auront pas leur Extra et des citoyens qui n’ont pas été entendus, du désaveu à peine voilé de certains écologistes à l’égard des contestataires qui cherchent à retarder sans discernement l’avènement d’une énergie propre, quelles leçons tirer ?
J’ai assisté à l’activité du 6 mai portant sur le thème de mai 68. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’hormis l’animatrice de la soirée, aucune femme n’a fait d’intervention ce soir-là. Quand je dis aucune, c’est aucune. Ni intervenante dans le panel, ni dans le public. (Activité de Gauche socialiste, Lux Éditeur et À Bâbord ! au café-bar L’Agitée à Québec)
Birmanie : des enjeux qui ont peu à voir avec l’urgence humanitaire
par
SABAI Danielle, JOHNSON Marc
Frappé les 2 et 3 mai par le pire cyclone que l’Asie ait connu depuis 18 ans [1], le peuple Birman tente de survivre sans aide du gouvernement en place.
La Coalition pour un Québec des régions accueille positivement l’appui du SFPQ
Communiqué de la Coalition pour un Québec des Régions
Saint-Germain-de-Kamouraska,mai 2008 - La Coalition pour un Québec des régions accueille positivement l’appui du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) à la proposition de la Coalition en faveur de l’instauration de gouvernements territoriaux, définis par des états généraux et ratifiés par un référendum.
L’Intersyndicale des femmes, représentant plus de 160 000 travailleuses provenant de sept organisations syndicales, lance une offensive en invitant ses membres à signifier leur opposition au projet de loi fédéral C-484 du gouvernement de Stephen Harper.
À la veille de la journée nationale qui se tiendra à Québec, demain le 07 mai, dans le cadre de la 35ième semaine de la dignité organisée par le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, le porte-parole régional de Québec solidaire dans la Capitale, monsieur Serge Roy, invite le Ministre Sam Hamad, à sortir de l’ombre de son rôle de ministre de l’Emploi et à assumer aussi celui de ministre de la Solidarité sociale.
Le projet de loi privé C-517, qui aurait enfin donné aux consommateurs le droit savoir si les aliments vendus au pays contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM), a été battu à la Chambre des communes, 156 voix contre 101. 156 députés ont donc préféré les intérêts économiques de Monsanto, la multinationale des produits chimiques et des OGM, à ceux des consommateurs canadiens.
Livre sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri. Des textes de Janik Bastien Charlebois, Mélissa Blais, Louise Brossard, Francis Dupuis-Déri, Karine Foucault, Mathieu Jobin, Diane Lamoureux, Ève-Marie Lampron, Josianne Lavoie, Émilie St-Pierre et Marie-Ève Surprenant.
Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec s’inquiète du sort qui attend les centaines de personnes victimes de reprises de logement. À partir d’une compilation effectuée par des groupes de défenses des droits des locataires, le RCLALQ constate que quelques 447 personnes seront délogées en juillet.
Écosociété presse le gouvernement d’adopter une loi anti-SLAPP*
et lance une campagne de financement.
Avec pour seul objectif de l’écraser et de la pousser à la faillite, Barrick Gold poursuit Écosociété pour 6 millions $. La plus grosse compagnie aurifère du monde réclame en effet de la petite maison d’édition québécoise, et des auteurEs de Noir Canada, 5 millions $ pour dommages moraux compensatoires, ainsi qu’un million à titre de dommages punitifs.
Beaucoup de citoyens impliqués dans les luttes qui ont entouré les projets de parcs éoliens ont sans doute été consternés d’entendre Steven Guilbeault défendre le modèle actuel d’appel d’offres, et balayer du revers de la main, avec mépris, les oppositions soulevées par beaucoup de citoyens, quoi qu’il en dise. Son discours ne différait guère de celui de Thierry Vandal, et sa notion d’acceptabilité sociale était tout aussi élastique que celle de Jean Charest !
Une manifestation anti-guerre réussie dans la ville de Québec servira d’exemple et pour une tentative de suite heureuse à l’événement. Cette manifestation a été appelée et organisée par la gauche radicale de Québec. C’est indéniable. Mais il manquait la contribution de ceux et celles qui peuvent donner actuellement un caractère de masse à un mouvement qui reflète une opinion majoritaire au Québec et au Canada par rapport à la guerre en général et plus particulièrement celle en Afghanistan, les syndicats.
C’était exactement il y a 40 ans, et je me souviens très bien de ce cours de sciences naturelles que, prenant mon courage à deux mains, j’avais fini par interrompre. Notre lycée –celui d’une banlieue paisible de la région lyonnaise— n’était-il pas un des derniers à rester ouvert ? Et ne devions-nous pas nous mettre en grève, la voter ici et maintenant ? Devant l’insistance du professeur à ce que je justifie ma position, je me revois encore –moi qui ne m’étais jamais vraiment intéressé à la politique— hésiter, à n’avoir d’autres arguments que celui de la nécessaire solidarité avec les lycées d’alentour.
Un texte qui dévoile à quel point Jean-Robert Sansfaçon, du journal Le Devoir, contribue à répandre des faussetés au profit de l’idéologie dominante. On le sait, nos faiseurs d’opinion nationaux sont carrément prêts à tout pour nier l’essence même de la crise alimentaire. Alors que la cause profonde est structurelle, Sansfaçon nous parle d’un problème de rareté afin de sauver ses privilèges !
En Afghanistan, la crise multiforme s’aggrave et se traduit par le renforcement relatif de l’insurrection talibane. Pour beaucoup d’Afghans, cette situation est un grave dilemme. La mémoire du régime taliban n’est pas positive, surtout en milieu urbain où se concentre maintenant plus de 30% de la population. De l’autre côté, les forces d’occupation non seulement commettent des atrocités mais dans les faits empêchent les institutions afghanes de se consolider en les maintenant dans un état de dépendance financière et sécuritaire.
En cette époque d’après-guerre froide, l’humanité est confrontée à une crise économique et sociale d’une ampleur sans précédent et qui entraîne un appauvrissement rapide de larges secteurs de la population mondiale. Les économies nationales s’effondrent, le chômage est endémique. Des famines se déclarent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines parties de l’Amérique latine. Cette « mondialisation de la pauvreté, » qui a annulé bon nombre des progrès de la décolonisation d’après-guerre, a commencé dans le tiers-monde avec la crise de la dette du début des années 1980 et l’imposition des réformes économiques meurtrières du Fonds monétaires international (FMI).
Célébrer les soixante ans de l’État d’Israël est problématique, car si pour beaucoup il s’agit de la création d’un refuge pour les rescapés du génocide hitlérien, c’est aussi la victoire d’un projet colonial que l’on fête. La célébration de cet anniversaire sans mentionner les victimes directes de la création d’Israël est obscène. Car la naissance de l’État d’Israël a deux faces inséparables l’une de l’autre : souveraineté juive et dépossession arabe. L’indépendance des uns a fait des autres des réfugiés.